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La TAN imagine dans le Navibus un avenir prometteur et décide alors d'ouvrir dans la foulée une ligne sur l'Erdre, afluent de la Loire et traversant la ville du nord au sud. Quelques semanes après le lancement de la première ligne sur la Loire, un joli navire, le Jules-Verne, tout droit sorti des chantiers navals SMCN de St-Nazaire effectue la liaison entre le centre-ville de Nantes et la Jonelière au nord, c'est le Navibus Erdre. Le service est moins intéressant que sur la Loire, car le bateau est très lent (un bateau toutes les 1h45), et le tramway reste plus intéressant. La société des Bateaux de l'Erdre est la compagnie qui gère ce service, au même titre que Finist'mer sur la Loire. Afin d'accompagner le succès de la ligne Gare maritime <> Trentemoult, un second bateau est mis en service le 17 juin 2006. Il s'agit du Chantenay . Une unité flambant-neuve et beaucoup mieux adaptée à ce type de transport. Les fréquences sont alors augmentées. Le Chantenay navigue toute la journée, assurant une navette toutes les 20 minutes, et le Trentemoult vient renforcer la ligne aux heures de pointe, cela permettant ainsi une navette toutes les 10 minutes.
De la naissance du premier "Omnibus de Loire", à l'apogée de toute une flottille... Jusqu'à la fin du XIXè siècle, outre les rares bateaux à vapeur qui franchissaient la Loire, les traversées étaient effectuées par des Toues. Ces bateaux plats à voile carrée acheminaient hommes et marchandises d'une rive à l'autre du fleuve. Mais le 20 Août 1887, le Roquio, un bateau en acier riveté long de 17.6 mètres pour 4.6 de large, construit à Chantenay, entre en service entre le ponton de Trentemoult et le quai de la Fosse à Nantes. Propulsé par une machine à vapeur de 60 CV, la traversée durait à peine 20 minutes. Le Roquio fût la première unité de la flottille des "Omnibus de Loire", dont sept autres sortiront des chantiers d'Argenteuil dans le Val d'Oise. Ceux-ci porteront le nom de quartiers ou communes environnantes : - Les Couëts - Bouguenais - Roche-Maurice - Chantenay - Trentemoult - Rezé - Salorges (ensuite rebaptisé Pont-Rousseau ) Cependant, le terme Roquio, du nom du premier bateau, entra dans les moeurs et désigna dés lors l'ensemble de la flotte. " Tu prends le Roquio demain ? " Ces bateaux, appartenant à la Compagnie de Navigation de la Basse-Loire (CNBL), sont tous plus ou moins similaires, avec une taille comprise entre 15 et 18 mètres et une marque de service : l'imposante cheminée jaune-vif cerclée d'une bande noire. Ils sont armés par des équipages de trois marins : un capitaine, rsponsable de la bonne conduite du navire, un matelot de pont, responsable des manoeuvres d'accostage et d'appareillage, ainsi qu'un mécanicien marine, responsable de la partie technique du bord. Les roquios desservaient les principaux foyers de population et sites industriels des bords de Loire. Ils accostaient le long de pontons couverts et reliés au rivage par une passerelle. Sept points d'embarquement étaient possibles : - Trentemoult - Chantenay - Pointe des Antilles - Salorges - Bureau du Port de Nantes - Gare de la Bourse - Palais de la Bourse La fin d'une longue histoire... Les roquios faisaient partie du quotidien à cette époque, et personne n'imaginait la vie sans eux... En semaine, les usagers étaient majoritairement les habitants du sud-Loire, qui rejoignaient les industries du nord-Loire (usines, chantiers navals...). En revanche, c'était une autre foule qui s'emparait des roquios le week-end. en effet, les citadins nantais s'en allaient au marché ou faire la fête à Trentemoult, où les week-ends étaient rytmés par les guinguettes et bals en tous genres... Les passagers s'installaient à bord sur les bancs vernis du salon arrière, ou bien à l'extérieur, sur les bancs de fer qui ceinturaient la plage avant, couverte par un taud. Au départ, le Capitaine dirigait son navire debout, à l'arrière. Mais la cheminée génaît la visibilité. Alors on installa par la suite une cabine de pilotage à l'avant de celle-ci. En 1906, c'est la compagnie des Messageries de l'Ouest qui reprend en main la flottille des roquios. Mais en 1930, elle jette l'éponge. C'est alors la commune de Rezé qui va gérer les navettes, ne gardant que deux liaisons, avec Chantenay et Nantes. En 1958, les roquios, qui ne transportent plus alors que quelques habitués ou touristes, créent le déficit. La ville de Rezé délaisse alors le marché, qui sera repris par deux Trentemousiens. L'activité cesse définitivement en 1970, alors qu'un seul roquio navigue sur la Loire. Le développement de l'automobile, l'arrivée du tramway et l'expansion des transports en commun ont eu raison des roquios, qui auront tout de même fait vivre toute une population pendant 83 ans ! Les roquios du monde moderne... En 2003, la ville de Nantes, dirigée par le député-maire Jean-Marc Ayrault, décide de replacer la voie d'eau dans le contexte des déplacements urbains. En effet, l'intention de la ville de renouer avec son fleuve conduit la municipalité à explorer de nombreuses pistes. En septembre 2004, à l'occasion de la semaine européenne de la mobilité, Nantes-métropole teste avec la Semitan (TAN) une liaison fluviale entre le ponton de la compagnie Marine & loire croisières (Finist'mer) situé quai Ernest Renaud (quai de la Fosse) et le port de Trentemoult sur l'autre rive. L'essai est concluant et la décision est prise de mettre en place dés le printemps suivant une liaison Gare Maritime <> Trentemoult. La compagnie Marine & loire installe donc un grand ponton le long du quai à Nantes, et la municipalité engage la restauration de l'embarcadère de Trentemoult ; ce n'est pas un hasard, le nouveau point d'accostage est similaire à celui de l'époque des roquios. Un contrat d'affrètement est signé entre la TAN et Marine & Loire. Ainsi, une vedette à passagers d'occasion est achetée en Avril 2005, et réaménagée pour accueillir 85 passagers et 5 vélos. En Juin 2005, le premier transport en commun fluvial est inauguré à Nantes. Baptisé "Navibus Loire", il permet aux rezéens de se rendre directement au centre-ville de Nantes sans passer par l'île de Nantes et ses ("ponts à bouchons"). En 6 minutes, le Trentemoult traverse les 1.4 km qui séparent la cité des Ducs de l'ancien village de pêcheurs. C'est une vraie réussite ! La navette, avec sa fréquence de 20 minutes (uniquement aux heures de pointe) intéresse franchement les populations du sud-Loire.
Le Trentemoult , premier "roquio moderne", racheté à l'initiative de la Semitan afin d'expérimenter un retour des liaisons fluviales à Nantes.
L'appogée des Roquios...
Du roquio au Navibus... ...Une longue histoire
Au printemps 2007, la restauration du mythique "Hangar à bananes" s'achève sur l'île de Nantes. 11 bars, 3 restaurants, une discothèque, une salle d'exposition et un fast-food y ont été aménagés. Aussi, les "Machines de l'île" ouvrent leurs portes. La TAN & Finist'mer, déjà riches de leur expérience sur la Loire, profitent de ces nouveautés pour lancer un "passeur de Loire", à l'image du service existant déjà sur l'Erdre, qui relie la gare maritime au tout nouveau ponton des Chantiers sur l'île de Nantes. ce service est satisfaisant et évite ainsi le tour à pied par le pont Anne-de-Bretagne. De juin à Septembre, la Finist'mer affrète donc une petite vedette à passagers, qui n'est autre qu'une annexe du mythique paquebot "France". Si la Loire ouvre des perspectives, du côté du Navibus Erdre on observe pas le même succès. Son itinéraire est modifié à la rentrée 2007. Il relie alors la gare SNCF sud au centre ville en semaine, assurant ainsi le rôle de passeur. Le week-end, il pousse jusqu'à la Jonelière, car les usagers principaux sont des promeneurs ou touristes venus pour une balade le long de la dite "plus belle rivière de France". Le 7 Avril 2008, la compagnie Marine & Loire a inauguré une nouvelle vedette sur la Loire. Il s'agit de l' île de Nantes . Sister-ship du Chantenay , il est destiné a remplacer le Trentemoult , devenu trop vieux et insuffisant. Ainsi, avec l' île de Nantes , ce sont 10 passagers et 5 vélos de plus qui peuvent embarquer. Equipé de 2 moteurs de 300 CV, il est toutefois moins polluant que le Chantenay . Le "passeur de Loire" Gare maritime <> ponton des Chantiers est remis en service pour la saison, et il en sera désormais ainsi chaque année. Sur l'Erdre, l'itinéraire du Jules-Verne est de nouveau modifié à la rentrée 2008. En effet, son maigre succès (70.000 voyageurs en 2007 contre 365.000 pour le Navibus Loire a conduit la TAN a imaginé une troisième piste. Il assure depuis Septembre une liaison Gare SNCF sud <> Universités. La desserte de la Jonelière est définitivement abandonnée, l'objectif de la TANn'étant pas de concurrencer les Bateaux de l'Erdre. Mais c'est encore un échec, puisque seuls les étudiants l'empruntent. Les trop nombreux voyages à vide ont conduit à prendre une décision : le Navibus Erdre est supprimé dés le 24 août 2009. Mais en juin 209, le "vieux" Trentemoult subi une voie d'eau importante et coule près de Cordemais dans la Loire. Pour lui, qui devait assurer le "passeur de Loire" l'été entre la Gare Maritime et le ponton des Chantiers sur l'île de Nantes, cela tombe plutôt mal. Cependant, la Finist'mer affrète un navire pour assurer la liaison entre ces deux rives. Il s'agit de l 'Esther III , une vedette aux mêmes caractéristiques que le Trentemoult , mais beaucoup plus récente. On ne sait toujours pas aujourd'hui ce qu'il en est de l'avenir du trentemoult, et l' Esther III est toujours à Nantes. La Finist'mer se serait-elle résignée à le conserver à la place du Trentemoult ?
Le tout nouveau Chantenay, sorti des chantiers navals Gléhen de Douarnez en juin 2006. Ce chantier naval, spécialisé dans la construction de navires à passagers en aluminium, a déja construit plusieurs bateaux pour la compagnie Finist'mer...
L'embarcadère de Trentemoult au début du siècle dernier
H i s t o i r e
L'embarcadère de Trentemoult "nouvelle génération"
Quelle place aura le Navibus à Nantes dans quelques années ?
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